Baisse du financement des banques françaises aux énergies fossiles

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Le montant des financements aux énergies fossiles

La France a alloué environ 62 milliards d’euros à l’expansion des énergies fossiles entre 2021 et 2023. Ce montant provient principalement (à 99%) de quatre banques : BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et la Banque Populaire Caisse d’Épargne (BPCE).

Selon le rapport des huit ONG, les financements de BNP Paribas aux grands producteurs d’énergies fossiles ont diminué de 78% en 2023 par rapport à 2021. Ceux du Crédit Agricole ont baissé de 63%, ceux de la Société Générale de 82%, et ceux du groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Épargne) de 52%. À l’échelle mondiale, les financements des douze principales compagnies pétrolières et gazières ont globalement chuté de 67,8% sur les deux dernières années.

Les raisons derrière cette baisse des financements

Cette diminution des financements s’explique principalement par la baisse de la demande de financements de ces grandes entreprises d’énergies. En effet, les prix élevés de l’énergie leur permettent de s’autofinancer en très grande partie. De plus, le rapport note que les grandes banques françaises se sont éloignées de plusieurs transactions l’année dernière, en particulier au second semestre.

Cette baisse de financements des banques est-elle suffisante ?

Les huit ONG sont claires : « Chaque dollar consacré par les banques à l’extraction de nouveaux combustibles fossiles ou à de nouvelles infrastructures compromet la stabilité du climat ». Cette baisse est donc la bienvenue mais reste minime. Les ONG demandent que les banques ajustent leurs financements afin de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C. En d’autres termes, il faut que les banques cessent de soutenir le développement des énergies fossiles et exigent de leurs entreprises clientes des plans de transition solides pour abandonner le charbon, le pétrole et le gaz.

Pour rappel :

En 2023, en France la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’électricité a augmenté de six points par rapport à l’année précédente.